- L’Homme qui voulait être heureux — Laurent Gounelle
- Dieu voyage toujours incognito — Laurent Gounelle
- Le Philosophe qui n’était pas sage — Laurent Gounelle
Pourquoi ces trois livres ?
J’ai choisi ces trois livres parce que leur auteur m’a fait prendre conscience de comment j’apprends.
Le modèle unique d’apprentissage scolaire m’avait profondément abîmée, au point de me convaincre que j’étais une idiote sans cervelle, même si, au fond de moi, je n’y croyais pas vraiment. Le doute s’était néanmoins installé : étais-je réellement capable de réaliser mes idées ?
J’ai alors continué à lire, cherchant quelque part de quoi démentir ce verdict qui me semblait fatal.
En découvrant Laurent Gounelle, j’ai eu un méga Eurêka : je n’étais pas une incompétente inutile ! J’ai compris que, pour apprendre, j’avais besoin de trois ingrédients : le plaisir, la curiosité stimulée par le suspense et le concret, à travers une expérience à laquelle je peux m’identifier et que je peux m’approprier.
Laurent Gounelle savait réunir les trois.
Cet article participe à l’événement « Les 3 livres qui ont changé ma vie » du site Des Livres pour changer de vie. J’apprécie beaucoup ce site et mon article préféré est celui consacré à L’Homme qui voulait être heureux.
1. L’Homme qui voulait être heureux — La puissance des croyances
Lorsque j’ai lu L’Homme qui voulait être heureux, une fenêtre s’est entrouverte. J’ai aperçu une lueur au bout du tunnel. Ce livre a été comme une bouffée d’oxygène qui me disait : « Oui, c’est possible de changer de trajectoire. »
Son message avait surtout rallumé une partie de moi qui, malgré tout, avait toujours gardé l’intime conviction que je finirais par trouver une sortie.
À travers les différentes situations vécues par les personnages, j’ai commencé à comprendre à quel point nos croyances influencent notre façon de vivre. J’ai également compris pourquoi j’étais malheureuse : j’évoluais à partir du regard des autres et non du mien. Si je voulais être heureuse, je devais oser me choisir, faire ce qui me ressemblait et, surtout, le faire à ma façon.
Cette lecture ne s’est pas arrêtée à une prise de conscience. Elle m’a donné envie de comprendre la psychologie de la croyance et les émotions qui lui sont associées.
J’ai alors commencé à changer certaines de mes croyances. Mes émotions ont changé à leur tour, puis, progressivement, ma relation à moi-même et aux autres.
C’est aussi à partir de cette période qu’est né mon travail de décodage des croyances, que j’ai ensuite appelées des programmes.
2. Dieu voyage toujours incognito — Comprendre ne suffit pas, expérimenter !
Dans Dieu voyage toujours incognito, une scène m’a particulièrement marquée.
Les deux personnages se trouvent sur les Champs-Élysées, devant une joaillerie de luxe. L’homme qui se considère comme un raté doit relever un défi : entrer dans la boutique et demander à essayer des montres valant plusieurs dizaines de milliers d’euros alors qu’il n’a aucune intention de les acheter.
Il est terrorisé. Grâce à un dispositif auditif qui le relie à l’homme resté dans la voiture, celui-ci l’accompagne à distance et lui demande d’aller toujours un peu plus loin dans l’exercice : demander lui-même aux vendeurs de sortir de plus en plus de montres pour les essayer, alors qu’il sait parfaitement qu’il n’en achètera aucune.
Chaque nouvelle demande représente pour lui un effort considérable tant il a honte et redoute de passer pour un imposteur sans argent. Pourtant, plus il ose traverser cet inconfort, plus sa peur du ridicule et du regard des autres diminue.
En lisant cette scène, j’étais aussi mal que lui.
Je connaissais très bien les Champs-Élysées, situés à une vingtaine de minutes de chez moi à l’époque. J’étais passée de nombreuses fois devant ces boutiques sans oser y entrer. Je connaissais cette sensation de ne pas être à ma place et la peur d’être jugée à travers le regard des autres.
Je savais surtout ce que signifiait se sentir une ratée après avoir entendu très tôt que je n’arriverais jamais à rien.
Mais à la sortie de la boutique, quelque chose s’était métamorphosé chez cet homme. Il se sentait plus léger, libéré d’un poids bien réel quoique invisible. La situation extérieure n’avait pratiquement pas changé : c’était la perception qu’il avait de lui-même qui venait de bouger.
Et moi, j’avais vécu l’expérience avec lui.
J’ai compris qu’il ne me suffisait pas d’identifier mes croyances et les peurs qu’elles provoquaient. Je pouvais aussi passer à l’action et me confronter progressivement aux situations que j’évitais pour vérifier ce qui était réellement dangereux et ce qui relevait surtout de l’histoire que je continuais à me raconter.
C’est ainsi que, petit à petit, j’ai commencé moi-même à me placer volontairement dans certaines situations qui me faisaient peur afin d’expérimenter une autre réalité que celle annoncée par mes croyances.
3. Le Philosophe qui n’était pas sage — De l’innocence à la connaissance de soi
Le Philosophe qui n’était pas sage m’a fait découvrir une autre facette des comportements humains : la manipulation.
Je me souviens particulièrement de cette tribu vivant en harmonie avec la nature, dont certains membres vont progressivement se laisser séduire par ce que des hommes venus de l’extérieur leur font miroiter : objets, alcool, parures, signes distinctifs… Peu à peu apparaissent la comparaison, l’envie et la jalousie là où ces besoins n’existaient pas auparavant.
Cette histoire m’avait profondément choquée. À cette époque, j’étais ce qu’on appelle « une fille gentille ». Je recherchais naturellement l’harmonie, j’aimais prendre soin des autres et je croyais encore volontiers que tout le monde était animé des mêmes intentions.
Je me suis pourtant fait abuser de cette confiance. Et ce qui m’a choquée a fini par me servir à prendre conscience de quelque chose d’essentiel : tant que je ne savais pas clairement qui j’étais, j’étais beaucoup plus facilement manipulable.
Aujourd’hui, je sais ce qui me manquait alors : la conscience de mes propres valeurs.
Non pas des valeurs que je considère comme une vérité ultime à imposer aux autres, mais des valeurs que j’ai moi-même choisies, expérimentées et que je cherche à incarner concrètement dans ma relation à moi-même, aux autres et à mon environnement.
Elles sont devenues mes références intérieures.
Je peux toujours rencontrer quelqu’un qui me fait miroiter une magnifique carotte. La différence, c’est qu’aujourd’hui, je sais beaucoup mieux quoi faire de la carotte… et de la personne qui la tient.
Avec quinze ans de recul : qu’est-ce que ces trois livres ont réellement changé ?
Ces trois livres m’ont permis de m’autoriser à changer de direction sans attendre l’approbation extérieure. Ils ont ouvert des portes, mais c’est en choisissant de les franchir que j’ai pu vérifier par moi-même ce qui était possible.
Avec quinze ans de recul, je me suis prouvée qu’en m’engageant réellement à 100 % envers ce qui compte le plus pour moi, la persévérance, la régularité, la résilience et la capacité à me remettre en question avec une saine humilité sont profondément gratifiantes et satisfaisantes.
Progressivement mais sûrement, je suis passée d’une programmation d’impuissance acquise à une femme qui a choisi et décidé, sans retour possible, de relever les défis qui se présentent à elle en incarnant ses propres valeurs.
Et s’il y a une chose que toutes ces années d’expérimentation m’ont apprise, c’est celle-ci :
Dans la peur se cachent mon pouvoir et ma puissance !